Quand Lip compte le temps Ă  Jazz in Marciac

par le fév.04, 2011, sous Actualité

Une nouvelle fois LIP sera prĂ©sente au festival de Jazz « Jazz in Marciac » Un des festival de Jazz les plus important sur la scène jazz Internationale.

Ce qui m’a toujours séduit dans le jazz, c’est que c’est une musique de rencontres », expliquait un jour Clint Eastwood, sur le tournage de Bird, à un auditoire restreint constitué du regretté pianiste Walter Davis, Jr. et des comédiens Michael Zelnicker (Red Rodney dans le film) et Mario Van Peebles, venu, quant à lui, rendre visite à son ancien employeur (Le Maître de guerre). Et celui-ci d’ajouter à l’intention du futur réalisateur de New Jack City dubitatif : « Tous les jazzmen en sont non seulement capables, mais ils souhaitent constamment jouer avec de nouveaux partenaires. Rien à voir avec le rock, dont le côté formel, figé, m’a toujours indifféré. » 

Coïncidence troublante, vingt-trois ans après la sortie très commentée du « biopic » (comme on dit désormais) consacré à Charlie Parker, l’affiche de Jazz in Marciac constitue une spectaculaire illustration des propos du cinéaste américain. A croire que dès sa soirée d’inauguration, qui voit cohabiter d’entrée le Camerounais Richard Bona et l’Afro-americano-argentin Raul Midon, la programmation de cette trente quatrième édition du Newport gersois n’est bâtie que sur une succession de rencontres. Avec quelques mano a mano incontournables (Joshua Redman et Brad Mehldau, Michel Camilo et Chucho Valdes, Al Di Meola et Gonzalo Rubalcaba), des confrontations moins confidentielles mais tout aussi stimulantes (Dave Douglas et Enrico Rava, John Scofield et Mulgrew Miller, Chick Corea et Jean-Luc Ponty), des hommages (Richard Galliano à Nino Rota, Roy Hargrove à Chet Baker) et surtout l’invitation lancée, après un premier rendez-vous parisien manqué en 2009, par Ahmad Jamal à Yusef Lateef (172 ans à eux deux), qui, à elle seule, justifie d’entreprendre le safari marciacais.

Une démarche que nul n’aura à regretter. Cette année encore, Jazz in Marciac propose en effet à nombre de futurs amis potentiels de le rejoindre, non pas sur Facebook mais sur le pré, théâtre de son inépuisable créativité. Parmi les nouveaux venus cette année, on notera ainsi la présence de John McLaughlin, Grand breton au médiator survolté, de l’excellent vocaliste Al Jarreau, collectionneur d’Awards (sept à ce jour) dans les catégories jazz, soul et pop, ou encore de T. S. Monk, qui, par respect sans doute envers son illustre géniteur, a opté pour la batterie au détriment du piano.

Tigran Hamasyan, enfin, juvénile pianiste arménien (24 ans) représente cette nouvelle génération crispante parfois de technicité, mais qu’il est bon, même pour certains anciens, de rencontrer. Sa principale préoccupation n’est-elle pas aujourd’hui déjà : « Ne jamais reproduire ce qui a été fait » ?

- Télécharger le programme officiel de Jazz in Marciac

- Vister le site officiel de Jazz in Marciac





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